
La Thaïlande attire de nombreux expatriés grâce à son cadre de vie agréable, son coût de la vie abordable et ses opportunités professionnelles. Cependant, s’installer dans ce pays implique de bien comprendre le système fiscal local afin de respecter ses obligations et d’optimiser sa situation. Cet article fait le point sur les principaux aspects de la fiscalité thaïlandaise pour les expatriés.
Le système fiscal thaïlandais : des spécificités à connaître
Le régime fiscal thaïlandais comporte plusieurs particularités que les expatriés doivent maîtriser :
L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)
L’IRPP s’applique aux résidents fiscaux, c’est-à-dire aux personnes séjournant en Thaïlande plus de 180 jours par an. Les taux d’imposition sont progressifs et varient de 0% à 35% selon les tranches de revenus :
- Jusqu’à 150 000 THB : 0%
- 150 001 à 300 000 THB : 5%
- 300 001 à 500 000 THB : 10%
- 500 001 à 750 000 THB : 15%
- 750 001 à 1 000 000 THB : 20%
- 1 000 001 à 2 000 000 THB : 25%
- 2 000 001 à 5 000 000 THB : 30%
- Au-delà de 5 000 000 THB : 35%
Il est important de noter qu’à partir de 2024, tous les revenus étrangers rapatriés en Thaïlande sont désormais soumis à l’impôt, quelle que soit l’année où ils ont été perçus. Cette nouvelle règle a un impact significatif pour de nombreux expatriés.
La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée)
La TVA en Thaïlande est fixée à 7% pour la plupart des biens et services. Certaines transactions, comme les exportations, en sont exonérées.
L’impôt sur les sociétés
Pour les expatriés entrepreneurs, le taux standard de l’impôt sur les sociétés est de 20%. Des taux réduits s’appliquent pour les PME sous certaines conditions.
Les taxes locales
La principale taxe locale est l’impôt foncier, appelé « Taxe foncière et sur les constructions neuves ». Pour les biens résidentiels, le taux varie de 0,02% à 0,1% de la valeur estimée du bien selon sa valeur.
Bon à savoir :
La Thaïlande n'applique pas de taxe d'habitation ni d'impôt sur la fortune, ce qui peut représenter un avantage fiscal pour certains expatriés par rapport à leur pays d'origine.
Déclarer ses impôts en Thaïlande : une obligation à ne pas négliger
Tout expatrié résidant fiscalement en Thaïlande doit effectuer une déclaration annuelle d’impôts, même s’il n’est pas imposable. Voici les principales étapes à suivre :
1. Obtenir un numéro d’identification fiscale
Dans les 60 jours suivant la réception du premier salaire en Thaïlande, il faut demander un numéro d’identification fiscale à 10 chiffres auprès du Département des Revenus.
2. Choisir le bon formulaire
Les formulaires les plus courants sont : – PND 90 pour les personnes ayant plusieurs sources de revenus – PND 91 pour celles n’ayant que des revenus salariaux
3. Respecter les délais
La déclaration doit être effectuée avant le 31 mars de l’année suivant celle des revenus perçus. Tout retard entraîne des pénalités.
4. Opter pour la déclaration en ligne
Le système de télé-déclaration du Département des Revenus permet de soumettre sa déclaration à distance, ce qui simplifie grandement la procédure.
Bon à savoir :
Il est recommandé de conserver tous les justificatifs de revenus et de dépenses pendant au moins 5 ans, en cas de contrôle fiscal.
Conseils d’experts pour optimiser sa situation fiscale
Pour tirer le meilleur parti du système fiscal thaïlandais en tant qu’expatrié, voici quelques recommandations :
1. Bien évaluer son statut de résidence fiscale
Le seuil des 180 jours de présence par an est crucial. Selon votre situation, il peut être avantageux de le dépasser ou au contraire de rester en-dessous.
2. Analyser ses sources de revenus
Tenez un registre détaillé de tous vos revenus, qu’ils proviennent de Thaïlande ou de l’étranger. Cela vous aidera à déterminer précisément votre base imposable.
3. Examiner les conventions fiscales
La Thaïlande a signé des conventions de non double imposition avec de nombreux pays. Vérifiez si votre pays d’origine en fait partie pour éviter une double taxation.
4. Envisager le visa Long Term Resident (LTR)
Ce visa offre des avantages fiscaux intéressants pour certains profils d’expatriés, notamment une exonération d’impôt sur les revenus étrangers.
5. Consulter un expert fiscal local
La législation fiscale thaïlandaise peut être complexe. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour optimiser votre situation et éviter les erreurs.
Bon à savoir :
Certaines dépenses comme les frais médicaux ou les dons à des organismes caritatifs agréés peuvent être déduites de vos revenus imposables. Renseignez-vous sur les déductions auxquelles vous avez droit.
En conclusion, bien que le système fiscal thaïlandais offre certains avantages aux expatriés, il requiert une bonne compréhension et un suivi rigoureux pour être en règle et optimiser sa situation. Une planification fiscale adaptée vous permettra de profiter pleinement de votre expatriation en Thaïlande tout en respectant vos obligations.
N'hésitez pas à me contacter pour bénéficier d'un accompagnement personnalisé dans la gestion de votre fiscalité en tant qu'expatrié en Thaïlande. Mon expertise vous aidera à naviguer sereinement dans ce système fiscal et à optimiser votre situation.
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